Le soir, à table, les phrases sont courtes. Sous chacune, il y a souvent un plat plus copieux qu’il n’y paraît.
Mode d’emploi : lisez la phrase, puis soulevez la cloche. Ce qu’il y a dessous n’est qu’une hypothèse : la personne en face de vous, c’est vous qui la connaissez.
Je partage la vie…
« Ta journée ? » « Bien, bien. »
« Rien de spécial. »
Son téléphone, posé à côté de l’assiette, écran contre la table.
« On verra ce week-end. »
Vous racontez votre journée. [Il|Elle] rit au bon endroit.
Un silence, en coupant le pain.
« Et toi, ta journée ? »
« Il faudrait qu’on parte quelques jours. »
À table, les phrases sont courtes. Ce qu’il y a dessous se savoure mieux sans se presser.
La question à garder
Ce soir, à table, quelle question ouverte et légère pourriez-vous [lui|lui] poser, pour [lui|lui] offrir l’occasion d’aller au-delà du « bien, bien », [s’il|si elle] en a envie ?
Une piste : une question sur un moment précis (« Qu’est-ce qui t’a fait sourire aujourd’hui ? ») ouvre souvent davantage qu’une question sur toute la journée.