La version longue,

l’histoire, avec ses ratures !

Dirigeant avant d’être coach, imprimeur avant d’être dirigeant, et Nordiste avant tout.
Longue, comme mon nom.

Portrait en noir et blanc de Nicolas Van Caemerbeke, coach professionnel et dirigeant

17villes
(où j’ai posé mes valises)

1frontière franchie
(à l’insu de mon plein gré)

3filles
(mes plus belles pages)

+30ans de métier
(merci l’imprimerie)

+10ans de coaching
(sérieusement !)

1

1974 – 1992

Croix · Le Touquet · Cucq · Étaples-sur-Mer · Montreuil-sur-Mer

chapitre 1

Les premières pages

Né à Croix la frite au bec, grandi sur la Côte d’Opale, et un bac obtenu contre toute attente… sans rien de prévu derrière.

La frite au bec 1974

Je suis né en 1974 à Croix, entre Lille et Roubaix.
La frite au bec.

Deuxième d’une fratrie de quatre.
Papa cuisinier, formé à Toulouse, puis prof au lycée hôtelier du Touquet.

Nicolas Van Caemerbeke enfant, avec son frère, penchés sur leurs devoirs à la table familiale
Avec mon frère, à la table familiale.

Côte d’Opale

Le Touquet : c’est là que j’ai appris à compter.
Cucq : mon enfance. Rien à rajouter de plus marrant que le nom de la commune.
Étaples-sur-Mer, Montreuil-sur-Mer : école, collège, lycée… et pas forcément la mer.

Nicolas enfant, en survêtement, tenant un petit pot de plante dans un jardin, devant une maison blanche
École Jeanne-d’Arc, en CM1 ou CM2. Déjà quelque chose à faire pousser.

Le bac sans plan B 1992

Le bac C, ensuite.
J’étais tellement sûr de le rater que je ne m’étais inscrit nulle part pour la suite.
Et… je l’ai eu.
Bon. Il a fallu improviser.

Première leçon de vie : prévoir aussi le cas où ça marche.

2

1992 – 1996

Roubaix · Lille · Saint-Wendel

chapitre 2

L’encre et le papier

Un grand-père qui me pousse vers un vrai métier, un BTS dans l’atelier qui porte son nom, et une première frontière franchie… en blindé.

Apprends donc un métier 1992

Moi, je voulais faire du commerce.
Papa Jean (mon grand-père, donc…), cartonnier dans une imprimerie, n’était pas tout à fait d’accord :

Bon à tirer« Apprends donc un métier, tu pourras toujours le vendre. »

Trente-quatre ans plus tard ? Il avait raison. Évidemment.

Papa Jean et Mamie Odette

Il faut dire que Papa Jean et Mamie Odette veillaient sur nous en permanence. De très près. De très très près.
Enfant, je lui ai demandé un jour pourquoi il était toujours gros et toujours rouge.
Je ne me souviens pas de la réponse. Je me souviens des gros yeux.
Et surtout de ce qu’il y avait derrière : un grand-père qui aurait tout donné pour nous. Et qui l’a fait, souvent.

Les gros yeux, la paroisse, la rentrée

Les gros yeux, la colère toute rouge… plus souvent une menace qu’une réalité, mais une menace efficace.
C’est lui qui nous rhabillait à chaque rentrée. Croyant, investi dans sa paroisse, et d’une générosité qui ne se discutait pas.

Noël 1974 : Papa Jean, en costume, tient Nicolas bébé sur ses genoux ; à côté, Mamie Odette tient un cousin, au visage flouté, devant un petit sapin.
Noël 1974. Papa Jean, Mamie Odette… et moi, six mois, sur ses genoux. Déjà surveillé de très près.
Le visage flouté, c’est mon cousin : il n’a rien demandé. À part ma tante, personne ne l’aurait reconnu. Mais on ne sait jamais. 😉

Le cartonnier qui bâtissait des écoles

Licencié à deux ans de la retraite, il ne s’est pas assis pour autant.
Avec Mamie Odette, il a fait le tour de France des centres de formation en imprimerie.

Comment il s’y est pris

Cartonnier jusqu’au bout des doigts : il démontait chaque emballage qui lui passait entre les mains, pour comprendre comment il avait été fabriqué.
Puis il a convaincu, avec une patience de cartonnier, l’Éducation nationale et toute la profession de rassembler trois écoles du Nord en une seule. Et de mettre de côté deux années de taxe pour acheter une vraie machine d’impression quatre couleurs, pour que les jeunes apprennent sur du vrai matériel.

Il y est arrivé. Le lycée Baggio, à Lille, a installé la machine dans une salle de l’atelier, à laquelle le lycée a ensuite donné son nom, en remerciement : la salle Jean Van Caemerbeke.

Le quinzième de la classe 1992-1995

Mon bac sans plan B ? C’est lui qui a trouvé la parade.
Inscrit nulle part ? Qu’à cela ne tienne : direction le BTS qui lui tenait tant à cœur, au lycée Baggio.
Celui de la salle Jean Van Caemerbeke.
Aucune pression, donc. (Si si.)
Une classe de quatorze places. Nous étions quinze.
Et pour la discrétion, c’était raté : difficile de passer inaperçu quand l’atelier porte votre nom.
Dans cette classe, il y avait une étudiante qui, elle, avait eu un mal fou à obtenir sa place.
Elle deviendra ma femme, et la mère de mes trois filles.
(Je n’ai jamais su si elle m’avait pardonné le piston. 😄)

Roubaix, le BTS, la plage et Douai

À l’époque, l’imprimerie, c’était un métier d’avenir. (Personne ne l’avait encore prévenue de l’arrivée du numérique.)

Bon, un bac scientifique et la communication graphique, ça demande une petite année de boulot en plus pour faire le pont…
Puis deux ans de BTS Industries graphiques, option communication. Diplôme en poche en juin 1995.
Pendant ces trois années, je loge chez Papa Jean et Mamie Odette, à Roubaix. Sous leur toit, et sous leur regard.
Entre-temps : serveur sur la plage l’été, et mes premières armes à l’Imprimerie nationale, du côté de Douai.

Ce qu’il m’a transmis : le soutien inconditionnel à la famille, l’envie de connaître un métier avant de le vendre, un autre rapport à l’argent et à la foi, une certaine structure de pensée et le respect des règles.
Même celles qu’il contournait pour ses petits-enfants.

Ma première frontière 1995-1996

Octobre 1995 : je franchis ma première frontière.
À l’insu de mon plein gré, en plus.
(PS : bon, pas tout à fait la première. Comme tout enfant du Nord⁠–⁠Pas‑de‑Calais qui se respecte, j’avais bien dû mettre un pied en Belgique avant, volontairement ou non. Mais celle-là, je ne l’avais pas choisie.)
Saint-Wendel, en Allemagne. J’avais demandé l’imprimerie des armées…
On m’a fait éclaireur.

Éclaireur, ça veut dire partir devant, repérer le terrain, pour que les autres passent. Je ne le savais pas encore, mais je tenais ma future posture de coach.

Nicolas en tenue de combat, casque et visage camouflé, appuyé contre une armoire de chambrée
Saint-Wendel, 1995-1996. Tenue de combat, visage camouflé : bonne chance pour me reconnaître.
Le blindé, les permissions

1re division blindée, escadron d’éclairage divisionnaire. 1re classe, chauffeur du capitaine adjoint, dans un véhicule blindé léger.
Cherchez l’erreur.
Pas franchement enthousiaste, j’ai cumulé toutes mes permissions pour les prendre en bloc à la fin, et rentrer le plus tôt possible. La vie n’attend pas ! Parti pour dix mois, sorti au bout de neuf.
Le sens de la négociation, déjà.

Nicolas en treillis, souriant, sous une bâche de camouflage pendant une manœuvre
Sous la bâche, en manœuvre.
Trois militaires au visage camouflé mangeant leur ration en forêt ; Nicolas est à gauche, les visages des deux autres sont floutés
La ration du jour, en forêt. Je suis à gauche.

3

1996 – 2002

Rennes · Chartres-de-Bretagne · La Chapelle-sur-Erdre · Nantes · La Baule

chapitre 3

Le commercial

Une Ford Fiesta, l’amour pour guide, le mauvais diplôme pour le bon métier… et le plus beau refus d’embauche de l’histoire.

Toute ma vie dans une Ford Fiesta 1996

À la sortie, toute ma vie tient dans une Ford Fiesta. (À vingt-deux ans, ça rentre.)
Direction Rennes. L’amour pour guide : je file rejoindre celle que j’aime, rencontrée sur les bancs du BTS, qui deviendra donc ma femme et la mère de mes trois filles. (Vous suivez ou quoi ?!)

1998 : Nicolas, en veste grise, chemise orange et cravate bleue à motif de cerises, le jour de son mariage.
1998, le jour de mon mariage. La cravate aux cerises, j’assume. L’épaule à gauche, c’est mon frère : il n’a pas signé de décharge. 😉

Le mauvais diplôme pour le bon métier 1996-1998

Je cherche un poste de commercial.
Sauf que les imprimeries cherchent des commerciaux… pas des diplômés de l’imprimerie.
Le mauvais diplôme pour le bon métier, en somme.

Et là, une petite annonce dans le journal : « Devenez technico-commercial en imprimerie ».

Mon maître d’apprentissage ? Un ancien banquier de 55 ans.
Le lundi matin, il me démolit.
Le reste de la semaine, il me défend devant le directeur commercial.
Meilleur management de ma vie (c’est de l’ironie !). J’ai appris plus avec lui qu’en deux ans d’école (mais ça, c’est vrai !).

L’alternance, le diplôme

Une alternance, avec l’école de l’imprimerie de Nantes, dans une imprimerie rennaise capable de sortir du très haut de gamme comme du tout-venant.

Décembre 1998 : certificat de qualification professionnelle d’agent technico-commercial. L’équivalent d’un BTS Force de vente. Et voilà, le commerce, quand même.

Le plus beau refus d’embauche 1998

Ensuite, un mois à téléphoner harceler poliment les imprimeurs de la région nantaise.
Jusqu’à ce que l’un d’eux me réponde :
« Je n’ai pas besoin de vous. Mais vu votre profil, je préfère que vous soyez chez moi plutôt qu’ailleurs. »
Le plus beau refus d’embauche de l’histoire.
J’y entre en décembre 1998.

Huit passages en machine

À l’époque, les presses impriment une couleur à la fois. Un recto verso ? Huit passages en machine.

On apprend la patience. Et le prix des choses.

Le plan de carrière 1999

Début 1999, je pose LA question à mon patron : « C’est quoi, mon plan de carrière ? »
« C’est simple, Nicolas. Vous vendez, j’investis, et je prends ma retraite dans six ans. »
Au moins, c’était clair.
Ma première fille naît la même année.

Bon à tirer« C’est simple, Nicolas. Vous vendez, j’investis, et je prends ma retraite dans six ans. »

4

2003 – 2011

Sainte-Luce-sur-Loire · Vigneux-de-Bretagne · Haute-Goulaine · Vertou

chapitre 4

Le dirigeant

Racheter l’imprimerie par instinct de survie, la faire grandir, s’ennuyer… et tout remettre en jeu, à deux millions d’euros près.

Par instinct de survie 2002-2003

2002 : il me propose de racheter l’entreprise.
Le prix me fait peur : un peu moins de deux millions… de francs.
(Le rachat s’est signé en euros. Le vertige, lui, était en francs.)
Je dis non.
Alors il me présente des repreneurs… qui ne m’inspirent aucune confiance. (Bien joué.)
Pas question de voir partir mes clients avec eux.
Je rachète donc l’imprimerie par vocation par instinct de survie, en 2002, avec en bonus le soutien de Nantes Initiative, dont je suis lauréat. Rachat effectif début 2003.
Première année : mieux que prévu.
Et ma deuxième fille arrive. (Chez moi, les filles et les grandes décisions ont tendance à arriver en même temps.)

L’objet brillant 2004-2008

2004 : ma belle PME tourne très bien toute seule.
Trop bien, sans doute.
Alors je m’offre un objet brillant : avec un associé, je rachète un confrère en perdition.

Ce que ça m’a coûté

Deux déménagements, des départs, des arrêts de production, un associé qui s’effondre… et je retourne à mon usine initiale.
Avec un peu d’expérience en plus. Et un peu de trésorerie en moins.
Un énoOorme chèque laissé au passage. Mais quelle école !

2005, j’assume tout. 2007, la plus belle année. 2008, ma troisième fille. (Je vous avais prévenu.e.s.)

2007 : selfie de Nicolas, souriant, en chemise violette et cravate, lors d’une fête.
2007, la plus belle année. Ça se voit, non ?

Le dirigeant qui s’ennuie 2008-2010

Et puis, en 2008-2009… je m’ennuie.

Et un dirigeant qui s’ennuie, c’est dangereux : il a des idées.

Au lieu de vendre, je remets tout en jeu.
Un peu plus de deux millions. D’euros, cette fois.
Bâtiment neuf à Haute-Goulaine, machines neuves, et un petit rachat pour grandir : une boîte d’impression grand format et de signalétique. (Petit, à côté du bâtiment et des machines.)
Le même chiffre que celui qui m’avait fait si peur en 2002. Conversion faite, six fois et demie plus.

2009 : pose de la première pierre du nouveau bâtiment de l’imprimerie à Haute-Goulaine, avec les élus de l’époque ; Nicolas, à droite, sourit.
2009, pose de la première pierre du nouveau bâtiment à Haute-Goulaine, avec les élus de l’époque. Deux millions d’euros, un maillet et un grand sourire.

2010 : on est dix-huit. Outil flambant neuf, équipe aussi.
(Gardez-le en tête, ce dirigeant qui s’ennuie. Quinze ans plus tard, il deviendra le sujet de mon mémoire de certification.)

Nicolas Van Caemerbeke prend la parole lors de l’inauguration de son nouvel atelier d’imprimerie, en 2010
L’inauguration du nouvel atelier, en 2010.

Partout, sauf chez moi

Ces années-là, je suis partout.

Réseaux, Moneypenny et James Bond

Dix ans dans un réseau de chefs d’entreprise, bénévole : trois fois président, secrétaire, et coordinateur de la formation des membres. Quelques années à la CGPME. Administrateur de l’école des métiers de l’imprimerie qui m’avait formé.
J’ai tellement aimé les réseaux que j’ai fini par créer le mien : Moneypenny, un réseau d’assistantes de direction.
Parce que le vrai cœur de la relation client, c’était elles. Demandez à n’importe quel commercial qui a déjà essayé de passer un standard.
Pour l’anniversaire de l’entreprise ? Deux cents client.e.s et leurs conjoint.e.s à l’avant-première d’un James Bond, cocktail compris.
Sobre, comme toujours.

Nicolas Van Caemerbeke en costume, une bouteille de champagne à la main, en 2010
Un soir de fête, en 2010.

Ce que je ne voyais pas ?
Le week-end, j’étais à la maison. Physiquement.
Dans ma tête, j’étais au bureau.
Je rentrais trop tard pour dîner avec mes filles.
Un matin, l’une d’elles m’a fait envoyer au bureau… un carton d’invitation. Pour son anniversaire. (Histoire vraie.)
Bien sûr que j’y suis allé. Non mais ?!
N’empêche, le message était passé : j’étais présent partout, sauf chez moi.
Ma « bras droite » de l’époque me l’avait très amicalement résumé : « T’as signé, c’est pour en chier ! »
Je me la suis tellement répétée, celle-là, que j’avais fini par en faire une devise.

Bon à tirer« T’as signé, c’est pour en chier ! »

5

2011 – 2015

Haute-Goulaine

chapitre 5

La tempête

Un commercial qui part avec la moitié du chiffre, une usine neuve surendettée, une liquidation… et une leçon : je ne suis pas mon entreprise.

La tempête 2011-2015

2011 : mon commercial principal démissionne.
Il part avec plus de la moitié du chiffre d’affaires.
Je viens d’investir massivement. L’entreprise se retrouve surendettée, les banques se retirent.
Je tiens jusqu’en mai 2012.
En juillet, procédure de sauvegarde. Liquidation en juillet 2015.

2015 : l’atelier de l’imprimerie, presque vide, après l’arrêt de l’activité.
2015. L’atelier, à la fin. Le silence d’une usine, ça ne s’oublie pas.

Pas question de faire pleurer dans les chaumières. Mais pas question non plus de vous la raconter autrement.

Une mer agitée au coucher du soleil
Les jours de tempête.

Je ne suis pas mon entreprise

Ce que j’en retiens tient en une phrase : je suis ne suis pas mon entreprise.
Une société, on l’immatricule pour 99 ans. Son dirigeant, lui, n’est que de passage.
Je n’étais que de passage dans cette boîte qui était la mienne.

Les entreprises survivent aux hommes. Et les hommes survivent à leurs entreprises.

(Pour la seconde partie, j’en suis la preuve vivante.)

Repartir 2015-2020

Alors je repars.
Je crée une entreprise de négoce, je la développe, et je la cède en 2020, en restant associé minoritaire.
Et ça, j’en suis fier.

Et non, je ne suis pas devenu coach au moment de la liquidation judiciaire !
Raté. (J’ai entendu la pensée jusqu’ici.)

6

2012 – 2021

Nantes

chapitre 6

Se rencontrer soi‑même

Un coach qui connaît l’entreprise, neuf mois pour « devenir qui je suis », et une phrase qui change tout : « Je veux être payé pour parler avec des gens. »

Le Nordiste cartésien a toussé 2012-2016

Pendant la tempête, je prends enfin un peu de temps pour moi.
Un dirigeant que je connais, client de l’imprimerie, est aussi coach. Ça me rassure : lui, au moins, sait ce que c’est, une entreprise.
Il me conseille l’hypnose.
Me voilà assis en tailleur, à trouver tout ça parfaitement ridicule.
Et puis je le rappelle. Pour lui demander d’être mon coach.

2016 : neuf mois de programme pour « devenir qui je suis ».
Coaching, valeurs, croyances, rapport à l’argent, constellations familiales… Le grand jeu.
Le Nordiste cartésien a toussé. Et puis il a écouté.
Je m’y rencontre moi-même.

Ce que j’y ai compris

Et je comprends deux ou trois choses. Que l’argent était devenu plus important que moi. Que je voulais surtout prouver à mes parents que je pouvais faire mieux qu’eux.
Objectif vain : ce n’était pas du tout ce qu’ils attendaient de moi.

Payé pour parler avec des gens 2016

À la fin du programme, je lâche : « Je veux être payé pour parler avec des gens. »
Deux métiers pour ça, m’a-t-on répondu : psy, ou coach.
J’ai choisi le second.
(Et non, je ne tire pas les cartes et je n’aligne pas les chakras. Chacun ses compétences.)

Bon à tirer« Je veux être payé pour parler avec des gens. »

Relier les gens, déjà 2016-2021

Le négoce roule tout seul, maintenant.
Je me forme au coaching intuitif avec Lunion, et j’ouvre mon premier cabinet en 2016 : Coach Inclusion.
2016-2017 : je me forme aussi à l’approche systémique avec Pax Academy, l’Académie du coaching relationnel et systémique. J’en sors facilitateur certifié. Regarder une personne, une équipe ou une entreprise comme un système, pas comme une somme de problèmes.

« Inclusion », pour moi, ça voulait dire agrandir le cercle. Que chacun.e y trouve sa place, sans être jugé.e. Parce qu’au fond, on se ressemble bien plus qu’on ne diffère.
Et puis « inclusion » est devenu un mot de RSE. Il ne disait plus tout à fait ça.

J’ai laissé le mot. Pas la conviction.

Lien d’affaires et le Cercle

En parallèle, je lance Lien d’affaires : de la mise en relation et de l’apport d’affaires. Le commerce et le réseau, toujours, mais déjà sous l’angle du lien, pas de la vente. Le nom le dit. (Mot compte triple.)
Et à Nantes, je fonde un réseau de dirigeant.e.s, le Cercle Inclusion, devenu le Cercle Impulsion, que j’anime jusqu’en 2021.

Relier les gens, déjà.

Nicolas Van Caemerbeke s’adresse aux participant.e.s d’une soirée de son réseau de dirigeant.e.s
Une soirée de mon réseau de dirigeant.e.s, en 2019.

7

depuis 2016

Vertou

chapitre 7

Coach, sérieusement

Le coaching des dirigeant.e.s, deux ans de coach interne, une certification en 2024… et mon nom repris avec toutes ses consonnes.

Pour les dirigeant.e.s

Coach Inclusion devient Coach Impulsion, recentré sur les cadres et les dirigeant.e.s.
Ceux dont j’avais partagé la vie pendant quinze ans. Forcément, on se comprend.
J’ai choisi de quitter ma propre solitude pour mieux accueillir celle des autres.

Nicolas Van Caemerbeke, souriant, en extérieur
Coach, sérieusement. Mais pas tout le temps.

Coach interne, puis certifié 2021-2024

Puis une expérience qui m’a marqué : deux ans de coach interne dans un groupe breton en hypercroissance, auprès de 55 collaborateur.rice.s et de leurs dirigeant.e.s.
Fin 2023, le groupe s’arrête.
Licenciement économique, comme la totalité des salarié.e.s du groupe.
Ça aurait pu être rude. Ça a été une chance.
Du temps et un financement pour une certification que je ne jugeais pas indispensable (je vivais déjà de mon métier).
2024 : Coach Professionnel Certifié, titre RNCP niveau 6. Sujet du mémoire ? Le dirigeant de TPE qui s’ennuie.
Je savais de quoi je parlais : j’avais été mon propre cas d’étude.

Sérieusement Coach !

Et puis la formation et le mentorat. Et Prism, ma propre méthode, pour aider chacun.e à cartographier ce qui le ou la rend singulier.ère.
Au passage, je reprends mon nom complet, avec toutes ses consonnes. Vent Cas Mer Bec. Une question d’authenticité.

Sérieusement Coach ! est né de tout ça.
Coach reconverti Coach, sérieusement.

J’ai toujours fait les choses très sérieusement, sans jamais me prendre au sérieux.

L’Humour, c’est ma main droite. L’Esprit, la gauche.
Et en séance, le héros, ce n’est pas moi. C’est vous.

Bon à tirer« Le héros, ce n’est pas moi. C’est vous. »

8

hors-série

Vertou, et toujours le Nord

chapitre 8

À côté du coaching

Six ans d’élu à Vertou, des passions dans tous les sens, dix-sept villes… et Fatiha.

De l’autre côté de la table 2020-2026

De 2020 à 2026, conseiller municipal délégué à « La Ville Apaisée », à Vertou.
Oui, ça existe.
Six ans de l’autre côté de la table. Ça aide, aujourd’hui, pour travailler avec les collectivités.

Chevalet au nom de Nicolas Van Caemerbeke lors d’un conseil municipal de Vertou
Au conseil municipal de Vertou.

2025 : trente ans de métier.
Merci l’imprimerie. Sans elle, pas de coaching.

Bon à tirer« Merci l’imprimerie. »

Et pour le reste ?

La Formule 1, parce qu’on s’y donne les moyens d’être au top.
La moto, le tennis, le golf, la cuisine (fils de cuisinier, on ne se refait pas), un bon cigare.
Les maths, π, φ, l’infini. Et le second degré, qui n’est pas seulement une notion mathématique.
Les bâtisseurs de l’ancien monde. Et l’idée que la science n’explique pas tout.
Oui, tout ça dans la même phrase.

Dix-sept villes, une frontière

2000 : première maison, construite à La Chapelle-sur-Erdre.
2003 : la deuxième, à Vertou. L’imprimerie, elle, était encore à Sainte-Luce-sur-Loire. Traverser Nantes matin et soir dans les bouchons : un peu fou, non ?
2022 : avec la séparation, une nouvelle maison. Toujours à Vertou. Je l’ai rachetée en 2026 : les étoiles se sont alignées pour que ses propriétaires acceptent de s’en séparer.
2027 : rénovation intégrale, et un cabinet réaménagé. Changer de maison, oui. De ville, non.

Les dix-sept

Croix, Le Touquet, Cucq, Étaples-sur-Mer, Montreuil-sur-Mer, Roubaix, Lille, Saint-Wendel, Rennes, Chartres-de-Bretagne, Nantes, La Baule, Sainte-Luce-sur-Loire, La Chapelle-sur-Erdre, Vigneux-de-Bretagne, Haute-Goulaine, Vertou.

Dix-sept villes. Une seule frontière.
Bref. Je viens du Nord. Et j’y retourne. Très, très souvent.

Fatiha 2022

Trois filles.
Vingt-cinq ans de mariage avec leur mère, de 1998 à 2023. Une séparation en 2022, un divorce en juillet 2023.

Et puis, en août 2022, un trajet en BlaBlaCar.
Après la séparation, hein. (J’ai vu venir les mauvaises langues.)
Dans la voiture, Fatiha. 🧡
Une douche de lumière. (Il n’y a pas d’autre mot. J’ai cherché.)
On se revoit dans la semaine. Un câlin tout doux, sous un arbre, au parc de Procé, à Nantes.

Nos points communs, en vrac

Depuis, on n’en finit pas de se découvrir des points communs.
Les enfants. Un divorce chacun. L’esprit de famille et des liens très forts avec nos frères et sœurs.
La mer. L’orage.
Le développement personnel, l’ouverture aux religions, à la famille, aux liens invisibles.
La joie simple, spontanée. La vérité, sans non-dits. La quête d’être aligné.e.s avec soi.
La douceur de vivre, la joie de partir autant que celle de revenir.
Aucun enjeu matériel.
Et des discussions sans fin, sur la philosophie comme sur le quotidien.

Comme quoi, faire un bout de chemin avec des inconnu.e.s, ça peut mener loin.

La demande ? Devant le Taj Mahal, le plus beau monument jamais construit par amour. Quitte à faire les choses sérieusement…
On se marie en 2027.

Nicolas et Fatiha se regardent en souriant devant le Taj Mahal, en Inde.
Devant le Taj Mahal. Elle a dit oui. 🧡

Restez Authentiques et Singulier.ère.s. 💙🧡

PS : si vous êtes arrivé.e jusqu’ici, vous êtes officiellement curieux.se. Ça tombe bien, moi aussi. Un café ? → C’est par ici

re-PS : un client, en entendant mon ancien nom raccourci, avait réussi à me l’écrire « WANCQUAS ». Heureusement qu’il n’était pas à l’état civil. (Histoire vraie.)

Nicolas Van Caemerbeke, coach professionnel, souriant, une tasse orange de café à la main

parlons-en

20 minutes pour faire le point sur votre situation.

En visio, offert et sans engagement. De quoi y voir plus clair sur la suite, même si ce n’est pas avec moi.