La maison du gardien · La chambre

La valise des vacances

Franchise bagage : 23 kg de disponibilité mentale

Les vacances approchent. La valise est presque prête. Reste à savoir ce qu’[il|elle] emporte vraiment avec [lui|elle].

Le but : ne pas dépasser 23 kg, avec une valise remplie de ce qui compte vraiment. Au-delà, l’excédent se paie en charge mentale.

  • CrèmeLes vacances : à choisir, il y en a plus que de place.
  • GrisLe bureau : à sortir. Certaines habitudes s’échangent contre une version plus légère.
  • VertLes allègements : ils pèsent moins que rien.
  • Violet 🔒Ne se sort pas à la main. Peut partir tout seul.
Je partage la vie…
0 kg
Pèse-bagage · franchise 23 kg
Utile aux vacances : 0Poids inutile : 0Allègements : 0Excédent : 0

Dans la valise

Cliquez pour sortir un objet.

    Sur le lit

    Ce qui pourrait partir en vacances. Cliquez pour l’ajouter à la valise.

      Laissé à la maison

      Ce que vous avez sorti de la valise, et ce qui s’est envolé. Cliquez pour le remettre.

      • Rien pour l’instant.

      Avant le départ, des propositions à [lui|lui] faire

      Les versions légères ne se décident pas à sa place. Une proposition, faite quelques jours avant, peut l’aider à les préparer : elle montre que vous avez compris ce qui pèse, et [lui|lui] laisse le choix d’accepter. Gardez dans votre carnet celles qui vous ressemblent.

        On part rarement en vacances avec une valise vide. L’important, c’est ce qu’on accepte de laisser à la maison.

        La question à garder

        Pendant les vacances, à quoi reconnaissez-vous qu’[il|elle] a vraiment décroché ?

        Une piste : quand vous le remarquez, savourez le moment avec [lui|elle], sans forcément le commenter. Le [lui|lui] faire remarquer risque de [le|la] ramener à ce qu’[il|elle] a laissé derrière [lui|elle].

        Toute la valise en version texte

        L’ordinateur « au cas où » (8 kg, poids inutile). « Au cas où » : deux mots qui pèsent huit kilos. [Il|Elle] ne l’ouvrira peut-être pas. Mais le savoir là change la façon d’être en vacances.

        Le téléphone pro (3 kg, poids inutile). [Il|Elle] a promis de ne regarder « que le matin ». Le matin dure parfois jusqu’au déjeuner.

        Le dossier en suspens (4 kg, poids inutile). Personne ne le voit dans la valise. [Il|Elle] le sent à chaque instant. C’est souvent l’objet le plus lourd, et le seul qui ne se range pas.

        La liste « à faire en rentrant » (1 kg, poids inutile). Écrite la veille du départ, pour ne plus y penser. Ça marche. Un peu.

        Trois chargeurs de rechange (1,5 kg, poids inutile). Trois chargeurs, pour un téléphone qu’[il|elle] a promis de laisser éteint. Cherchez l’erreur.

        Le maillot de bain (0,5 kg, utile aux vacances). Il est bien là. Sous l’ordinateur.

        La crème solaire (0,5 kg, utile aux vacances). Indispensable. Et la chose qu’[il|elle] oublie le plus souvent au moment de partir.

        Le livre qui a déjà fait trois voyages (1 kg, utile aux vacances). [Il|Elle] le reprend à chaque départ. Le jour où [il|elle] le finira, c’est qu’[il|elle] aura vraiment décroché.

        Les chemises en lin (2 kg, utile aux vacances). Les vraies tenues de vacances. Celles qui disent : personne ne m’attend en réunion.

        Les chaussures de marche (2 kg, utile aux vacances). Pour la grande balade du troisième jour. Celle où, en général, [il|elle] arrête de parler du bureau.

        L’appareil photo (1,5 kg, utile aux vacances). Pour regarder autre chose qu’un écran. Cadrer un paysage, c’est déjà le regarder vraiment.

        Le jeu de société (1,5 kg, utile aux vacances). Pour les soirées sans réseau. On y découvre parfois une mauvaise foi qu’on ne [lui|lui] connaissait pas.

        Les raquettes de plage (1,5 kg, utile aux vacances). Personne ne gagne. Tout le monde rit. Le contraire exact d’un comité de direction.

        Une vraie grasse matinée (2 kg, utile aux vacances). Ça ne se plie pas, mais ça prend de la place. Il faut parfois trois jours pour qu’elle tienne dans la valise.

        Une après-midi sans programme (3 kg, utile aux vacances). L’objet le plus difficile à faire entrer dans la valise. Et souvent celui dont on se souvient le mieux.

        Vos fous rires (2 kg, utile aux vacances). Ils prennent de la place, et c’est tant mieux. C’est sans doute ce que la valise transporte de plus précieux.

        Un dîner en tête-à-tête (2 kg, utile aux vacances). Sans téléphone sur la table, ni « juste un mail ». Le genre de soirée qu’on se promet toute l’année.

        Une sieste au soleil (2 kg, utile aux vacances). Sans culpabilité, sans réveil, sans « juste cinq minutes » sur le téléphone. Rarement prévue, souvent réussie.

        Le pique-nique improvisé (2 kg, utile aux vacances). Une nappe, du pain, ce qu’on trouve au marché. Le contraire d’un déjeuner d’affaires : personne n’a d’ordre du jour.

        Un coucher de soleil sans téléphone (1,5 kg, utile aux vacances). Le regarder en entier, sans le photographier. Ça a l’air simple. Ça demande souvent toute une semaine d’entraînement.

        Des cartes postales à écrire (0,5 kg, utile aux vacances). Écrire à la main à ceux qu’on aime, et pas à un client. Une autre façon de dire « je pense à vous ».

        Les notifications coupées (−1 kg, allègement). Le téléphone reste un téléphone, pas un fil à la patte. Un kilo de moins, et beaucoup moins de sursauts.

        « Je reste joignable si besoin », dit à toute l’équipe (2,5 kg, poids inutile). Une phrase gentille, et un fil à la patte. « Si besoin », pour une équipe, c’est souvent tous les jours.

        « En mon absence, c’est vous qui décidez. Claire pour les clients, Marc pour le reste. Moi, seulement si personne ne peut trancher. » (−0,5 kg, allègement). Une phrase claire, et chacun sait à qui s’adresser. L’équipe n’a plus à se demander si elle dérange.

        Le message d’absence « Je suis absent, mais je lis mes mails régulièrement » (1 kg, poids inutile). Un message d’absence qui annonce… sa présence. Les clients ont compris : on peut continuer à écrire, [il|elle] répondra.

        Le message d’absence, avec le bon contenu (−1,5 kg, allègement). « Absent jusqu’au 18. L’équipe reste à votre écoute à contact@… Je lirai vos messages à mon retour. » Les clients savent qu’on s’occupe d’eux, et personne n’attend de réponse de [lui|elle].

        Les tâches déléguées, et bien expliquées (−2 kg, allègement). Préparé avant de partir : qui fait quoi, jusqu’où décider seul. C’est le meilleur moyen d’alléger le dossier en suspens.

        Un adjoint joignable en cas d’urgence (−1,5 kg, allègement). Une seule personne à appeler si vraiment ça brûle. Le reste attendra, et l’équipe s’en sortira très bien.

        La culpabilité de ne pas avoir assez vu les enfants (2,5 kg, poids inutile). Elle s’est glissée dans la valise sans demander la permission. Elle ne se sort pas à la main.

        La peur que tout s’écroule en son absence (2 kg, poids inutile). Personne ne l’a mise là. Elle voyage quand même. Elle ne se sort pas à la main.

        Les quatre cents mails du retour (1,5 kg, poids inutile). Ils ne sont pas encore arrivés, et ils pèsent déjà. Impossible de les sortir de la valise à la main.

        Les mails consultés « juste le matin » (2 kg, poids inutile). Juste le matin, juste cinq minutes. Et la journée démarre au bureau, même sur la plage.

        Une demi-heure le mardi, juste pour se rassurer (−0,5 kg, allègement). Pas pour travailler : pour vérifier que la terre continue de tourner. Ensuite, la boîte mail peut attendre la fin de la semaine.

        Le premier jour du retour, déjà plein de réunions (1,5 kg, poids inutile). On ne l’a pas encore vécu, et on y pense déjà. Les derniers jours de vacances se passent souvent dans ce lundi-là.

        Une matinée de retour sans rendez-vous (−0,5 kg, allègement). Le temps de lire, de trier, de reprendre pied. Les derniers jours de vacances restent des jours de vacances.

        Un carnet pour les idées qui viennent en marchant (1 kg, utile aux vacances). Pas un carnet de travail : un carnet pour tout ce qui vient quand on ne cherche rien. Souvent, les meilleures idées arrivent là.

        Les lunettes de soleil (0,5 kg, utile aux vacances). Pour regarder loin. Plus loin que le prochain trimestre.

        ← Le salon du dimanche soir