Journée mondiale des solitudes : la solitude du dirigeant

Nicolas Van Caemerbeke, en veste de cuir, assis devant un fond gris, à côté du titre « Journée des solitudes » (1 sur 4).

🧭 Diriger, c’est accepter une drôle d’amie, dont c’est l’anniversaire. Je ne vous le souhaite pas, mais vous la connaissez probablement déjà…

Nous sommes le 23 janvier. C’est la Journée mondiale des solitudes. Et l’occasion d’évoquer un sujet important pour bien des dirigeants.

Même s’il est des solitudes plus lourdes, il en est une dont on parle peu. Une fidèle amie : la solitude du chef d’entreprise. Tout particulièrement invisible quand l’entreprise est en réussite.

L’amalgame est souvent fait entre l’entreprise et son dirigeant. 💡 Parfois même par le dirigeant. (Je ne parle évidemment pas d’abus de biens sociaux 😉)

Le lien entre une entreprise qui va mal et le mal-être de son dirigeant est relativement simple à appréhender, bien que l’on ait du mal à plaindre les « patrons ». Mais lorsque l’entreprise n’est pas en difficulté, le bien-être du dirigeant est très peu considéré. 💡 Parfois même par le dirigeant.

Le chiffre d’affaires, la marge, l’argent… Il est certain que leur absence compromet l’épanouissement du capitaine… Mais leur présence suffit-elle à son accomplissement ? 🤨

Il n’est pas question de faire pleurer dans les chaumières, seulement de mettre au jour une réalité majoritairement ignorée.

En plus de 22 ans à tenir la barre…

… il m’est arrivé bien des fois de ressentir cette solitude.

Être chef d’entreprise, c’est assumer seul la responsabilité de chaque décision, même commune. Même épaulé et bien conseillé.

✅ Et c’est OK !

Comme me l’a très amicalement dit ma chère « bras droite » de l’époque : « T’as signé, c’est pour en chier ! »

✅ Et c’est OK !

Côtoyer cette solitude sans en souffrir est un véritable enjeu pour un dirigeant. On ne peut s’en débarrasser. Seulement rendre sa présence discrète et indolore ! Ou pourquoi pas stimulante ! 📈

Pour moi, l’une des clés a été de ne jamais considérer que ce qui me définissait était mon entreprise ou ma fonction. Cela permet de conserver le recul nécessaire et de se recentrer sur ce qui compte réellement. 🎯 Rester authentique et singulier, aux sens les plus nobles des termes.

Une évidence à vos yeux ? Combien l’oublient ? N’est-ce pas la première question que l’on se pose en rencontrant un inconnu : « Que fais-tu dans la vie ? » La réponse concerne rarement une passion ou le temps passé en famille…

Et vous, voulez-vous vraiment que votre travail définisse votre identité ? 🤔

Bref, j’ai eu la chance de rapidement prendre conscience que les entreprises ont vocation à survivre aux hommes et à leurs dirigeants. J’ai choisi de quitter ma propre solitude pour mieux accueillir celle des autres. 💙

🦾 Il existe bien des actions mélioratives que les dirigeants, en réussite comme en échec, méritent de connaître !

PS : Hier, c’était la Journée de l’amitié franco-allemande… J’aurais aimé vous partager mon passé militaire en tant qu’éclaireur, mais il est raconté dans les expériences de mon profil LinkedIn.

re-PS : Considérons les dirigeants (et les non-dirigeants aussi) qui nous entourent !