le bore-out du dirigeant

Votre entreprise tourne. Et vous, vous vous ennuyez.

Les chiffres sont là, l’équipe tient, les client.e.s reviennent. Et pourtant, l’élan n’y est plus. Ce n’est ni un caprice ni de l’ingratitude : c’est un signal, et il porte un nom.

Le café : 20 minutes offertes, en visio, pour en parler sans jugement.

Un dirigeant de TPE pensif à son bureau, le regard tourné vers la fenêtre, son atelier en activité derrière lui

tout va bien… et pourtant

de quoi parle-t-on ?

Le bore-out, l’épuisement par l’ennui.

Popularisé en 2007 par Philippe Rothlin et Peter Werder, le bore-out réunit trois ingrédients : l’ennui, la sous-stimulation et le désintérêt. Il fatigue autant que l’excès, mais il se voit beaucoup moins.

burn-out

Trop de charge, trop longtemps. On s’épuise à force d’en faire trop.

Burn-out

l’excès

brown-out

Des tâches qui semblent absurdes. On fait, mais on ne voit plus pourquoi.

Brown-out

la perte de sens

bore-out

Pas assez de défi, pas assez de stimulation. On s’ennuie, et on n’ose pas le dire.

Bore-out

le manque

vous reconnaissez-vous ?

Six signes qui ne trompent pas.

Un seul ne suffit pas à parler de bore-out. Plusieurs à la fois, depuis des mois, méritent qu’on s’y arrête.

« Je repousse ce que je faisais avec plaisir. »

Les tâches traînent, l’ennui nourrit la procrastination, et la procrastination nourrit l’ennui.

« Mes journées sont pleines, et pourtant vides. »

Vous êtes occupé.e du matin au soir, sans rien qui vous allume vraiment.

« Je fais tout par cœur. »

Vos compétences ont grandi, vos défis sont restés les mêmes. Plus rien ne vous surprend.

« Je suis fatigué.e sans en faire trop. »

Une lassitude qui ne s’explique pas par la charge, et que le week-end ne répare pas.

« Je n’ai pas le droit de me plaindre. »

L’entreprise tourne, les autres envieraient votre place : alors vous taisez l’ennui, et la honte s’installe.

« Je m’éparpille dans de nouveaux projets. »

Vous cherchez ailleurs la stimulation qui manque, sans que rien ne tienne vraiment.

pourquoi les dirigeant.e.s de TPE

Seul.e à tous les postes, et sans droit de s’en plaindre.

À la tête d’une TPE, vous êtes à la fois stratège, gestionnaire et exécutant.e. Votre lien avec l’entreprise est financier et personnel : elle porte votre nom, votre argent, parfois votre famille. Et plus elle tourne, plus votre rôle devient une routine.

Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi l’a montré : on s’engage pleinement quand le défi est à la hauteur de nos compétences. Les vôtres ont grandi avec l’entreprise. Vos défis, eux, se sont souvent arrêtés au jour où elle a trouvé son rythme.

Ajoutez l’isolement, le besoin de confidentialité, la peur d’inquiéter l’équipe ou la banque : l’ennui du ou de la dirigeant.e reste presque toujours un secret.

Une dirigeante seule derrière le comptoir de sa boutique-atelier après la fermeture, le regard dans le vide

seul.e à tous les postes

et si c’était une bonne nouvelle ?

L’ennui est un signal, pas une faute.

L’ennui dit qu’une partie de vous attend autre chose. La première question que je pose n’est pas « comment ne plus vous ennuyer ? », mais : que vous apporte cet ennui ? La réponse ouvre presque toujours une porte.

C’est le sujet de mon mémoire de certification de coach professionnel : comment remettre en mouvement le dirigeant de TPE qui s’ennuie.

Nicolas Van Caemerbeke, coach professionnel, souriant

Nicolas Van Caemerbeke, dirigeant avant d’être coach

pour remettre du mouvement

Quatre pistes pour retrouver l’élan.

Elles ne se suivent pas forcément dans cet ordre, et toutes ne vous concerneront pas. C’est ce que nous explorons ensemble, à votre rythme.

Un dirigeant présente un nouveau projet au tableau blanc à deux collaborateurs souriants, dans un atelier lumineux

l’élan, ça se retrouve

1

Retrouver ce qui compte

Remettre des mots sur vos valeurs, vos talents et vos besoins d’aujourd’hui, pas ceux du jour où vous avez créé l’entreprise. L’écart entre les deux explique souvent l’ennui.

2

Remplir la bouteille

Plutôt que de chercher ce qui vous vide, décider de quoi vous remplir : des activités qui vous motivent, appuyées sur ce que vous aimez et savez faire. Par petits pas, sans tout révolutionner.

3

Transformer ce que vous repoussez en défis

Trois tâches que vous reportez, reformulées en défis, découpées, attaquées par courtes séquences. L’action relance l’envie plus sûrement que l’inverse.

4

Relancer le moteur

Ce qui vous met en mouvement, dans quelle direction, avec quelle intensité, et jusqu’où vous êtes prêt.e à aller. La motivation se travaille, elle ne se décrète pas.

trois façons de s’y mettre

Sortir de l’ennui, sans le faire seul.e.

Voir clair sur ce qui compte, avancer vers un objectif, ou partager avec des pairs : choisissez ce qui vous ressemble.

voir clair

Mettre vos valeurs, talents, besoins et loyautés sur une seule carte, et en faire un plan.

Prism

dès 700 €

avancer

De 6 à 12 séances en tête-à-tête pour retrouver l’élan, et une séance d’autonomisation pour l’ancrer.

Le Coaching Ipséité

dès 4 × 750 €

entre pairs

Une heure chaque mardi midi avec d’autres dirigeant.e.s : dire enfin ce qui ne se dit pas ailleurs.

Le Cercle

30 jours offerts

vos questions

Le bore-out, concrètement

Le bore-out, c’est une vraie notion ?

Oui. Le terme a été popularisé en 2007 par deux consultants suisses, Philippe Rothlin et Peter Werder. Il désigne un épuisement par l’ennui, la sous-stimulation et le désintérêt. Il n’est pas reconnu comme une maladie, mais il décrit une réalité que beaucoup de dirigeant.e.s reconnaissent.

Peut‑on vraiment faire un bore‑out quand on dirige une entreprise ?

Oui, et c’est même un cas particulier : le ou la dirigeant.e en est à la fois responsable et victime. Personne ne lui donne ses tâches, mais personne ne l’autorise non plus à dire qu’il ou elle s’ennuie.

Est-ce que je dois tout changer ?

Pas forcément. Souvent, quelques ajustements suffisent : déléguer ce qui ne vous nourrit plus, reprendre un sujet qui vous stimule, vous fixer un défi à votre hauteur. Parfois, l’issue est plus grande : transmettre, transformer l’activité, passer à autre chose. C’est votre choix, pas le mien.

Est-ce une dépression ?

Le bore-out n’est pas une dépression. Mais si la tristesse s’installe, si le sommeil ou l’appétit se dérèglent, si plus rien ne vous fait envie, parlez-en d’abord à votre médecin : le coaching ne remplace pas un soin.

Combien de temps faut-il pour en sortir ?

Cela dépend de vous et de ce que l’ennui vient signaler. Un premier déclic arrive souvent vite, dès qu’on ose mettre des mots dessus. Le reste se construit séance après séance.

on en parle ?

Dire « je m’ennuie », c’est déjà bouger.

Vingt minutes, offertes, en visio, pour mettre des mots sur ce que vous vivez. Sans jugement, et en toute confidentialité.

Sans engagement.