mode d’emploi,
Van Caemerbeke, ça se prononce comment ?
Vous l’avez lu. Vous n’osez pas le dire.
Rassurez-vous : moi-même, j’ai mis vingt-deux ans à le reprendre en entier.
Bonjourje m’appelle
Nicolas Van Caemerbeke
la méthode intuitive
Vent · Cas · Mer · Bec
Pour les puristes : [vɑ̃ kɑ mɛʁ bɛk]. Mais, puisque peu de monde comprend la phonétique (moi le premier), je vous ai livré mon astuce simplicité : Vent Cas Mer Bec.
Vous voyez, c’est extrêmement simple. Comme pour beaucoup de choses, il suffit d’utiliser le bon outil.
à l’écrit
Deux mots, une majuscule chacun
Un « Van » séparé, un « C », un « ae ».
Au téléphone, épelez-le comme un éclaireur (ou comme un pilote, si vous préférez : les deux me vont. L’important, c’est d’aller dans la bonne direction, non ?) : Victor · Alpha · November, espace, Charlie · Alpha · Echo · Mike · Echo · Romeo · Bravo · Echo · Kilo · Echo.
Sinon, j’ai une technique bien plus originale, testée et approuvée : V. A. N. Plus loin : C. A. E. M. E. R. B. E. K. E.
De rien. (Oui, c’est juste l’alphabet. Le second degré, ça s’épelle aussi.)
singularité
Vingt-deux ans sous un nom raccourci
Pendant vingt-deux ans, beaucoup m’ont connu sous le nom de VANCA. Ce n’était pas mon véritable patronyme (mot compte triple), mais sa version facilement prononçable par tout un chacun. Altruiste ? Pragmatique, surtout.
Mais j’avais renoncé au nom porté par le reste de ma famille. Celui transmis par mes ancêtres. Délaisser une partie de son identité pour économiser quelques lettres… Alors je l’ai repris. Avec toutes ses consonnes.
On se rassure, vous pouvez toujours m’appeler Nicolas. C’est bien mon prénom, et pas une version tronquée de « Ni Colaemerbeke ».
Rien d’autre n’a changé. Je reste le Nicolas que vous connaissez.
les origines
Un ruisseau, quelque part en Flandre
Van Caemerbeke est un nom flamand. « Van », c’est « de » : on venait de quelque part. « Beke », c’est le ruisseau, un mot qu’on retrouve partout dans les noms de lieux des Flandres.
Et « Caemer » ? Sans doute un lieu ou un relief local… dont le secret est resté au fond du ruisseau.
Un nom rare, qu’on retrouve surtout en Belgique et dans le Nord. Logique : je viens du Nord. Et d’un pays où l’on mange essentiellement des frites. (Non, ce n’est pas l’Allemagne.)
les questions qu’on n’ose pas poser
Promis, il n’y a pas de mauvaise réponse
« Monsieur Van Caemerbeke » ou « Monsieur Caemerbeke » ?
« Van » fait partie du nom : Monsieur Van Caemerbeke. Mais Nicolas, c’est encore mieux.
On le range à quelle lettre ?
À V, comme Vent. (Et comme Vertou… ou comme Vous, tiens.)
Je peux encore dire VANCA ?
Disons que c’est terminé… mais je ne vous en voudrai pas.
Et « Nico » ?
Oui. J’ai la chaleur du Nord dans le cœur, et j’voudrais pas te faire braire (pleurer, en ch’ti). Tu vois, on se tutoie déjà. Mais pour info, d’habitude, les gens attendent qu’on se connaisse.
histoire vraie
Ils ont essayé
- WANCQUAS(sic)Le meilleur d’entre tous : un client, en entendant « Nicolas VANCA », a réussi à me l’écrire WANCQUAS. Une orthographe séduisante, une tentative pleine de panache… mais un chouïa capillotractée. Heureusement qu’il n’était pas à l’état civil. histoire vraie
Et celles qui ne devraient plus tarder :
- Van Kamerbekele phonétique pressé
- Vancaemerbèquel’accent du Sud
- Van Caemerbeckele « c » de trop, un grand classique
- Vanquemerbequela version dictée au téléphone
- Van Camembertle correcteur automatique, toujours prêt à rendre service
Et l’état civil s’y est mis bien avant tout le monde :
- Van Camelbeke · Van Comerbeke · Van Caemelbekedes siècles de retranscriptions, toutes authentiques
Vous en avez une meilleure ? Je collectionne.
En cas d’urgence, la version en morse
-… .-. .- …- — / .–. — ..- .-. / .-.. .—-. . ..-. ..-. — .-. – / -.-.–
Traduction
BRAVO POUR L’EFFORT !
au fond
Pourquoi une page entière pour un nom ?
Parce qu’un nom, c’est le premier mot de notre histoire. Le prononcer juste, c’est déjà reconnaître quelqu’un.
Dans mon métier, c’est exactement ce que je cherche : aider chacun.e à être pleinement soi. Ça porte un nom un peu compliqué, lui aussi : l’Ipséité.
et maintenant
Vous savez le dire. Et si vous bloquez encore sur la prononciation, pas de souci : vous pouvez toujours m’appeler Nicolas.

