Vaincre l’imposture en management : oser sa place

Relire trois fois un mail avant de l’envoyer, ça vous parle ? 🤔 Le doute s’invite alors dans chaque décision, même quand les preuves sont là.

Je vous propose de séparer le doute des vraies lacunes, et de vous appuyer sur vos compétences.

Vaincre l’imposture en management : vérifier sa légitimité, pardi !

Un homme debout présente un sujet à quatre collègues assis autour d’une table, avec des carnets, des ordinateurs, des tasses et un tableau blanc en arrière-plan.
Prendre des décisions et porter les résultats fait partie du rôle de manager, même lorsque le doute s’installe.

Vous dirigez une équipe. Vous décidez, vous assumez, vous portez les résultats. Et pourtant, une petite voix vous glisse à l’oreille que vous avez eu de la chance, que quelqu’un finira bien par découvrir la supercherie. 😬

Ce mécanisme a un nom : le sentiment d’imposture. Réussir, puis refuser de s’attribuer sa réussite.

Un doute ponctuel, ça reste utile. Il vous pousse à vérifier un chiffre, à demander un avis, à préparer votre réunion comme il faut.

Le problème commence quand il revient en boucle, malgré les preuves de compétence. Il installe la honte, l’anxiété et la peur permanente de l’échec.

Une vraie lacune, en revanche, se traite autrement. Vous identifiez ce qui manque, vous apprenez, vous demandez un coup de main, puis vous observez vos progrès.

La bonne question n’est pas « Suis-je un imposteur ? » mais « Qu’est-ce que je ne sais pas encore faire, précisément ? » 🎯

Votre preuve du lundi

Chaque lundi, notez une réussite de la semaine et ce qu’elle vous a demandé. Au bout d’un mois, relisez la liste : les preuves sont déjà là, vous ne les aviez juste jamais regardées.

En France, une enquête menée auprès de près de 3 000 personnes trouve 62 % de managers qui disent vivre ce phénomène, contre 50 % de la population générale. Chez les managers, l’écart entre femmes et hommes atteint 66 % contre 60 %. Vous êtes loin d’être seul.e dans ce bateau !

Le doute managérial pousse au contrôle et à l’évitement

Le sentiment d’imposture se repère dans la tête comme dans le corps. Vous vous dévalorisez, vous craignez d’être démasqué.e, vous vous tendez avant une décision et vous avez honte après une erreur. Vous avancez, certes, mais le frein à main reste serré. 🚧

La validation devient alors une béquille. Ça se voit à des signes précis :

  • Trois avis demandés avant de trancher
  • Une annonce repoussée, faute d’accord de tout le monde
  • Un perfectionnisme qui nourrit la procrastination
  • Un surinvestissement qui rattrape le retard, discret comme un tambour dans une bibliothèque

Vous pouvez aussi refuser une promotion, une prise de parole ou un projet visible. D’autres enquêtes montrent que des cadres renoncent à des responsabilités par peur de la pression, de la charge ou de l’échec.

Une question avant de dire non

Avant de refuser, demandez-vous si c’est la peur qui répond ou votre envie réelle. Une minute de honnêteté vaut mieux qu’un refus dicté par le frein à main.

La comparaison aggrave le brouillard. Chez les autres, vous voyez l’aisance et les décisions prises d’un claquement de doigts. Chez vous, vous ne voyez que les hésitations. Qui n’a jamais fait ce match perdu d’avance ? 🙃

Des preuves concrètes pour rendre vos réussites à nouveau visibles

Un carnet ouvert aux pages blanches et un stylo sont posés sur un bureau en bois, près d’une tasse, de livres et d’une plante en pot.
Consigner chaque semaine projets, décisions et résultats aide à ne plus effacer ses propres réussites.

Commencez un journal des faits. Chaque semaine, notez trois projets menés, deux problèmes résolus, une décision assumée et un résultat obtenu, même modeste. Le but n’est pas de dresser une statue à votre effigie. C’est d’arrêter d’effacer vos propres traces. 📓

Ajoutez ensuite des indicateurs vérifiables :

  • délai tenu
  • marge améliorée
  • client fidélisé
  • conflit désamorcé
  • recrutement réussi
  • autonomie gagnée par un collaborateur
  • objectif atteint

Une compétence se reconnaît plus vite quand elle laisse une trace visible.

Demandez des retours précis à trois personnes : un collègue, un ancien collaborateur, un associé. Posez-leur ces trois questions :

  • « Quelle décision ai-je bien prise ? »
  • « Qu’est-ce que je rends plus simple ? »
  • « Que devrais-je continuer ou développer ? »

Comparez leurs réponses à votre auto-évaluation. Si vous vous dites « je n’apporte rien » alors que des exemples de coordination ou d’arbitrage sautent aux yeux, l’écart mérite une enquête. Pas une condamnation. Vous avez déjà regardé vos preuves avec autant de sérieux que vos erreurs, vous ?

Pour calmer une pensée anxieuse, écrivez quatre lignes :

Quatre lignes pour remettre une pensée à sa place

  1. Notez le fait observé

    Le fait observé, ce que vous avez vu ou entendu, sans commentaire.

  2. Repérez l’interprétation automatique

    L’interprétation automatique, la phrase que votre esprit a ajoutée tout seul.

  3. Listez ce qui la contredit

    Les éléments qui la contredisent : les retours positifs, les résultats déjà obtenus.

  4. Formulez-la plus justement

    Une phrase plus exacte, qui décrit ce qui s’est passé et rien de plus.

« La réunion a été difficile » décrit un fait. « Tout le monde pense que je suis nul » raconte une histoire. La nuance change tout. 🧠

Face à une vraie lacune, choisissez un appui adapté : formation ciblée, mentor, supervision, binôme ou entraînement sur une situation à faible risque. Pas besoin de tout maîtriser avant d’agir.

Un accompagnement adapté pour reprendre votre place

Une femme assise dans un fauteuil parle à un homme, qui l’écoute, dans un salon chaleureux avec des plantes et une table basse.
Un accompagnement peut aider à clarifier son rôle, ses options et les actions à engager.

Un coaching peut vous aider quand votre rôle reste flou, qu’une décision traîne, qu’une prise de poste réveille le doute, ou que vous confondez exigence et perfectionnisme. Le coach ne décide pas à votre place : il vous aide à clarifier votre objectif, vos options et les actions que vous choisissez.

Chez Sérieusement Coach !, le Coaching Ipséité se déroule ainsi :

  • Format : 6 à 12 séances individuelles, un bilan et une séance d’autonomisation 6 à 12 mois plus tard.
  • Durée : environ une heure par rendez-vous, souvent toutes les trois semaines.
  • Lieu : visioconférence ou cabinet de Vertou.
  • Prix : 3 000 € (3 900 € pour les autres entreprises), payable en une fois ou en 4 fois de 750 €.

Une séance de clarification d’1 h à 1 h 30 coûte 360 € et peut être déduite si vous poursuivez. Le Prism Pro coûte 700 € ; le Prism Intégral, guidé en 3 ou 4 séances, coûte 1 650 €.

Le premier échange dure 20 minutes, en visioconférence, gratuitement et sans engagement. Il sert à vérifier si le coaching répond vraiment à votre besoin. Un professionnel sérieux doit pouvoir vous dire quand un autre accompagnement serait plus adapté. 🤝

Où en êtes-vous avec votre imposture ?
Cochez ce qui vous parle, sans jugement : la liste ne note rien.

Un doute ponctuel est utile ; revenu en boucle, il peut devenir un frein.

La validation peut devenir une béquille quand elle remplace votre propre appréciation.

Attendre l’unanimité retarde souvent des décisions qui vous reviennent.

Demandez-vous si c’est la peur qui répond ou votre envie réelle.

Vous comparez vos coulisses aux réussites visibles des autres.

Un journal des faits rend vos preuves de compétence visibles.

Un fait observé se distingue d’une interprétation automatique.

Une vraie lacune se comble par une formation ciblée, un mentor ou un binôme.

Trois avis ciblés, d’un collègue, d’un ancien collaborateur et d’un associé, éclairent votre auto-évaluation.

Regardez sa formation, son expérience, son cadre déontologique, sa façon de présenter les objectifs et ses limites. Demandez aussi ce qui sera mesuré entre le début et la fin. Un coach qui promet de supprimer tout doute vend du brouillard parfumé.

Le coaching ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Si l’anxiété devient durable, envahissante, ou qu’elle perturbe votre sommeil, votre vie quotidienne ou votre travail, parlez-en à votre médecin. Le psychologue accompagne la souffrance psychique ; le psychiatre, qui est médecin, peut poser un diagnostic et prescrire un traitement. Votre santé d’abord, et ne laissez pas traîner ! 💚

Alors, ce soir ou demain matin, ouvrez votre journal des faits et notez trois réussites, même modestes. Puis demandez à un collègue ce qu’il retient de votre travail. Vos preuves existent déjà, vous n’avez qu’à les regarder en face. 📓

Foire aux questions

Peut-on parler de ses doutes à son équipe ?

Oui, à condition de rester professionnel. Dites que vous apprenez encore, expliquez ce que vous vérifiez et montrez comment vous décidez malgré l’incertitude.

Comment aider un collègue qui doute de sa légitimité ?

Écoutez-le d’abord, sans lui répondre trop vite « mais si, tu es très compétent ».

Demandez quels faits nourrissent son doute, puis rappelez des résultats précis et proposez un feedback régulier.

Le sentiment d’imposture peut-il disparaître complètement ?

Pas vraiment : il peut revenir lors d’une promotion, d’une transition ou d’un projet inédit.

L’objectif réaliste est de le reconnaître plus vite, de vérifier les faits et d’agir sans attendre une confiance parfaite.

Faut-il utiliser un questionnaire pour s’évaluer ?

Ça peut vous aider à repérer des tendances, mais le résultat ne pose aucun diagnostic.

Les outils et les seuils varient : croisez toujours le score avec vos comportements, vos résultats et, si besoin, l’avis d’un professionnel qualifié.

Quand l’imposture devient-elle un problème de santé ?

Elle devient préoccupante quand elle s’accompagne d’une anxiété intense ou durable, d’un épuisement ou de troubles du sommeil.

Un médecin peut alors évaluer le retentissement sur votre quotidien et vous orienter vers le soin adapté.